Les réflexes archaïques
Qu'est-ce que c'est ?
Ce sont des réactions automatiques présentes, pour la plupart, à la naissance, dont le rôle est de nous protéger, nous nourrir, nous mouvoir et nous coordonner.
Ces réflexes sont fonctionnels pendant quelques mois après la naissance, puis doivent « s’intégrer ». Cela signifie, se mettre en quelque sorte en veille. En cas de nécessité, ils peuvent ainsi se réactiver temporairement.
Le problème survient s’ils ne sont jamais inhibés ou s’ils s’installent après une réactivation.
Ils constituent, alors, un parasite qui nous gêne sans que l’on en soit conscient. Un peu comme si l’on était né et avait grandi avec un petit caillou dans la chaussure : c’est gênant, mais comme il a toujours été là, il fait partie de nous et on vit avec, jusqu’à l’oublier.
Certains réflexes archaïques non intégrés peuvent avoir un impact direct sur l’écriture car ils agissent sur la posture, la tenue du crayon, le geste graphique et la coordination œil/main.
Quelles incidences ?
S’ils ne sont pas intégrés, les réflexes archaïques peuvent avoir des incidences dans les différentes sphères de nos vies :
Quelles incidences ?
🔸Sphère cognitive
Troubles des apprentissages, concentration, mémorisation, langage, raisonnement, logique, créativité, organisation, communication…
🔸Sphère émotionnelle
Hypersensibilité, anxiété, agressivité, timidité, faible estime de soi, angoisses, phobies…
🔸Sphère physique
Troubles de la motricité, de la coordination, de la digestion, visuels, manque de tonus, hyperactivité, sommeil perturbé, allergies, propreté…
COGNITIVE
Apprentissages
Raisonnement
ÉMOTIONNELLE
Estime de soi
Gestion du stress
INTÉGRATION
Réflexes
archaïques
CORPORELLE
Motricité
Posture
Deux exemples en lien avec l'écriture
Le réflexe d'agrippement
Lorsque ce réflexe est encore actif, tout ce qui va effleurer la paume de la main est immédiatement agrippé. C’est ce que l’on voit souvent chez le bébé qui vient de naitre et qui va agripper notre doigt si on le glisse à l’intérieur de sa main.
Par conséquent, si ce réflexe n’est pas totalement intégré, il peut impacter la tenue du crayon (crispation sur le crayon ou tenue de crayon palmaire ou semi-palmaire) et le tonus des doigts.
Le réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC)
En cas de mauvaise intégration, il peut entrainer des perturbations dans les apprentissages :
- confusion des lettres,
- difficultés en motricité fine,
- difficultés à se repérer dans les différents espaces tableau et feuille,
- mauvaise posture sur la chaise…